vendredi 25 septembre 2015

Dissolvant Flash d’Innoxa contre Dissolvant Huile soin de Une : le combat de la mort (qui tue) – 3ème match

Bonjour les Bridget !

Aujourd’hui, je vous propose un combat sans concession entre deux manières de démaquiller ses ongles :
-          la version bain dissolvant proposée par Innoxa (mais à l’origine née de l’imagination de Sephora) ; sa particularité est, selon ses dires, de ne pas dessécher l’ongle.
-           la version flacon classique proposée par Une ; en plus de démaquiller, dit-elle, elle ne blanchit pas l’ongle et assouplit les cuticules.


Le vernis à ôter est le suivant : le magnifique « Mallard » de Picture Polish, une marque que j’adore et qu’il faudra que je vous présente. Vous pourrez notamment le trouver sur la e-boutique de la très créative Camille « Pshiiit ». « Mallard », donc, est un magnifique vert profond agrémenté de paillettes dorées et de flakies vertes et dorées. Parfait pour l’automne. Avec base et top-coat, bien sûr !

(source : www.pshiiit.com)

On compare la composition

Commençons par le bain dissolvant d’Innoxa. Un solvant pour enlever le vernis, de l’eau, et divers agents hydratants comme le panthenol et la vitamine E. En revanche, la présence d’alcool dénaturé en 2e position de la liste INCI laisse penser que les ongles peuvent être asséchés. A voir, donc. Concernant le dissolvant Une, le premier ingrédient est exactement le même que chez Innoxa (l’ethyl acetate qui n’est pas naturel, mais bien noté par le site www.laveritesurlescosmetiques.com). C’est ensuite que les choses diffèrent : un mélange d’huiles de soja, d’amande douce et d’abricot et de la vitamine E. De quoi hydrater et assouplir sans, en théorie, abîmer les couches de kératine de l’ongle.



Innoxa o Une þ

On compare le confort d’utilisation

Vous connaissez sans doute les versions bains que Sephora a inventées et démocratisées. Super pratique, la mousse contenue dans le pot et imbibée de dissolvant enlève ultra rapidement le vernis, même sur les bords et sous l’ongle. Enfin, un parfum cerise probablement synthétique qui n’est pas des plus agréables, mais qui a le mérite d’essayer de masquer au maximum les vapeurs du dissolvant.
Pour la version liquide, il faut compter un disque de coton par doigt, bien l’imbiber de dissolvant et le poser sur l’ongle en l’imprégnant au maximum. C’est après l’avoir laissé une minute qu’on peut commencer à retirer le vernis. Pour moi, c’est galère : il faut malgré tout frotter l’ongle. Le produit sent le dissolvant, mais l’odeur n’est pas si forte.

Je suis une feignasse, et c’est la version pot, rapide, qui l’emporte.



Innoxa þ Une o

On compare l’efficacité

En revanche, c’est un peu plus compliqué pour les flakies…. Avec le bain d’Innoxa, elles ont beaucoup de mal à être retirées, même en frottant les ongles contre les alvéoles de la mousse. Avec le dissolvant Une, il faut frotter… les flakies s’enlèvent à ce prix, mais au moins elles partent. Malheureusement, je me retrouve avec des traces vertes sur le pourtour de l’ongle (ce qui a à voir avec le format du produit, et non son efficacité) ; ce n’est pas le cas avec le bain qui imbibe le doigt entièrement.

Match nul !

Mais mais mais… un point négatif ressort de la version bain : malgré les agents hydratants qu’elle contient, mes ongles se fragilisent (chose qui m’est arrivée également avec celle de Sephora), les couches de kératine se décollent, et mes ongles pèlent ! Effet secondaire que je n’ai pas avec le dissolvant Une, sans doute grâce à la présence des huiles végétales qui hydratent et protègent.

On compare le prix

Comptez 7.50 euros environ les 75 ml pour Innoxa et 9.90 euros les 50 ml pour le dissolvant Une (plus cher qu’un dissolvant de supermarché). Forcément, Innoxa l’emporte !

Innoxa þ Une o

Lequel choisir ?

Cela va dépendre de vous, finalement : si vous avez le temps et des ongles fragiles, il vaut mieux opter pour le dissolvant Une qui sera plus doux et ne posera pas de problème sur des vernis qui ne contiennent pas de grosses paillettes. Il est certes plus cher mais au moins il ne desquamera pas vos « griffes ». Si vous êtes une habituée des bains dissolvants et que vos ongles n’en pâtissent pas, alors la rapidité et l’efficacité de ce type de démaquillage l’emporteront incontestablement.

Où se les procurer : en pharmacie et parapharmacie pour le Bain Dissolvant Flash d’Innoxa, et sur le site mademoiselle bio ou le site de la marque pour le Dissolvant Huile soin de Une.  


A vous les studios ! Quelle méthode préférez-vous ? Avez-vous rencontré ce problème d’ongles qui pèlent ? 

mardi 22 septembre 2015

Le masque « Fais-moi de l’œil » de Pulpe de vie

Hello les Bridget !

J’ai fait connaissance avec une marque bio plutôt sympa, à l’univers évocateur et coloré : Pulpe de vie. Etant partie à la recherche d’une crème contour des yeux, je me suis laissée séduire par ce produit tout particulier puisque 2 en 1 : crème contour des yeux + masque contour des yeux. Intriguant, n’est-il pas ?  


Pulpe de vie, la petite marque rigolote de cosmétiques

Le paysage des cosmétiques bio est tellement vaste (et c’est tant mieux) que je mets parfois un certain temps avant de découvrir des marques à l’identité pourtant bien affirmée. Pulpe de vie fait partie de celles-là : née en 2009 en Provence des mains de Julie, la fondatrice, elle se voit attribuer une mascotte nommée « My Abeille ». Le choix de l’entreprise est de sauver cet insecte d’une disparition quasi-programmée ; premier bon point, elle reverse 1% des bénéfices de son e-shop au profit de sociétés luttant pour la protection des abeilles (dont « Un toit pour les abeilles » à laquelle j’ai adhéré durant plusieurs années). Deuxième bon point, la marque mise sur les propriétés des fruits et légumes, qu’elle achète bio aux cultivateurs du coin. Je suis très sensible au fait que Pulpe de vie fasse travailler les agriculteurs locaux pour une économie respectueuse et moins d’impact sur l’environnement (les trajets de l’arbre au pot de crème étant raccourcis). Et pour finir, le label Ecocert est pour moi gage de qualité et de respect de ma peau.

La marque semble bien se développer puisqu’elle est vendue à Hong-Kong et devrait apparaître (si ce n’est pas déjà fait), dans des pays de l’Europe de l’Est. Elle nous propose ainsi deux gammes :
-          Pulpe de Vie : des démaquillants (« Shake me baby », quel drôle de nom !), des nettoyants, des masques et gommages (« Gratouille-moi ! »), des crèmes…
-          Elégance by Pulpe de vie : pour les peaux sensibles, avec des crèmes pour le visage, un lait pailleté pour le corps ou bien le fameux contour des yeux que je vais vous présenter aujourd’hui.

« Fais-moi de l’œil » !

Vous l’aurez compris, j’adhère totalement à l’esprit humoristique de la marque. Niveau packaging, j’aime bien cet élégant violet bordé de paillettes scintillantes. Le flacon-pompe (hygiénique, je valide) est orné de couleurs plus flashy et délivre une crème se rapprochant du gel, et contenant de fines nacres. Il nous promet trois actions : anti-rides, anti-poches, anti-cernes. N’étant concernée que par de toutes petites ridules (hé, on est jeune à 30 ans, hein !) et de légers cernes en fonction de ma nuit de sommeil, cela devrait être du gâteau pour ce contour des yeux.

Niveau composition, rien à dire : quasiment 100% d’ingrédients d’origine naturelle, dont plus de la moitié est d’origine bio. L’eau de menthe poivrée et le kiwi sont présents en proportion importante dans la formule INCI, l’huile de graine de prunier étant dosée à hauteur de 4%. Pour le reste, il y a pas mal d’ingrédients bruts et nobles, comme des hydrolats. Pas de parfum pour limiter les risques d'allergie.Vraiment, c’est super.

Niveau application, j’ai préféré l’utiliser en masque de nuit, appliqué en couche « épaisse ». Mais là, ça se gâte : ça me pique les yeux. J’ai beau m’en éloigner au maximum, ça chauffe sec. Est-ce dû à l’hydrolat de menthe poivrée, ou à l’acidité du kiwi ? Je l’ignore, mais c’est quand même regrettable, surtout pour une gamme dédiée aux peaux sensibles ! 

Niveau efficacité enfin, je n’ai pas constaté d’effet sur mes ridules… En revanche, grâce à la présence des nacres, mon regard est vraiment rafraîchi. Même après m’être lavé le visage le matin, et donc ôté les restes du masque, mes cernes sont bien estompés.

Oh, les jolies nacres !

Faut-il l’acheter ?

Je me pose des questions : est-ce moi qui n’aie décidément pas de chance (voir mon avis sur la crème Korres), ou bien ce problème d’échauffement très désagréable au niveau du contour des yeux est-il commun à d’autres utilisatrices ? Je l’ignore… Le résultat a été également mitigé puisque le pouvoir hydratant me semble insuffisant sur mes ridules… C’est vraiment dommage, car la composition du produit et l’esprit de la marque me plaisent beaucoup !


Packaging : 05/05
Efficacité : 02/05
Parfum : sans objet
Prix : 03/05

Où se la procurer : 15.90 euros les 15 ml sur le site de la marque et sur le site mademoiselle bio.

A vous les studios ! Etes-vous une adepte de la marque ? Avez-vous trouvé la crème contour des yeux qui vous va bien ? 

jeudi 17 septembre 2015

La crème Wild Rose pour peaux mixtes à grasses de Korres : et plouf !

Kalimèra les Bridget !

En surfant sur la toile, j’ai entendu beaucoup de bien d’une marque étrangère qui propose des produits tops, naturels et aux parfums envoûtants : j’ai nommé la grecque Korres. L’un de ses produits phares, la crème Wild Rose, a donc attiré particulièrement mon attention, d’autant plus qu’elle existe en deux versions : pour peaux normales à sèches et pour peaux mixtes à grasses. C’est bien évidemment cette dernière que j’ai ajoutée à mon panier.


Les promesses

C’est un peu une crème à tout faire ! Lisez plutôt :

« Crème hydratante 24H et anti-brillance, réduit l'excès de sébum, la brillance de la peau sans la dessécher. 

Estompe les ridules et atténue les taches brunes pour révéler un teint uni et éclatant. 

Texture onctueuse, non grasse, pénètre rapidement, au parfum léger de Rose.

Soin idéal pour les peaux qui brillent. Résultat: peau nette et matifiée !

Testé sous contrôle dermatologique, sans parabène. Convient aux peaux sensibles. »

Donc si je dois résumer : hydratante, matifiante, régulatrice et anti-âge. Que d’actions alléchantes ! Ma peau va adorer !

Le test

Quand j’ai ouvert le pot pour la première fois et que j’ai senti la crème, mon cerveau a été envahi d’une onde de plaisir : mon Dieu, quel parfum de rose ! Mais une rose délicate et puissante, qui n’est pas du tout écœurante. C’est très clairement une réussite ! Et ensuite, c’est l’heure du « pouin-pouin-pouiiiiiiiin ». Après trois semaines de test à l’appliquer matin et soir, cette crème Wild Rose n’a pas fait du bien à ma peau. Après l’application, je ressentais de l’inconfort, des tiraillements, même des échauffements. J’avais mis ça un temps sur le compte du soleil, m’étant exposée plusieurs jours à l’extérieur. Mais même après cette période, ces effets indésirables ont persisté.
Ma peau était-elle hydratée ? La réponse est oui. Ma peau était-elle matifiée ? Alors là pas du tout ! Une vraie luciole qu’on voyait aisément par nuit noire ! Ma peau était-elle régulée ? Là encore, pas du tout, et j’ai même eu droit à de petits boutons en sus. Quant à son action anti-âge, étant encore dans la pleine fleur de la vie (lyrisme), je ne peux pas donner mon opinion sur ce point.

La composition

S’il y a bien un reproche que je peux faire au site internet de Korres, c’est le manque de clarté et de transparence dans la transcription de la composition de ses produits. Point de liste INCI, mais tout un catalogue de ce que contient ou ne contient pas la crème. On nous informe par ailleurs que Wild Rose contient 96.8% d’ingrédients naturels, ce qui a tendance à rassurer le consommateur. Mais là aussi, on est dans les mêmes techniques commerciales que la gamme Naturé Moi dont je vous ai parlé l’autre jour.

C’est seulement une fois l’objet acheté que l’on peut se jeter sur l’emballage et jeter un œil sur la formulation. Le site nous avertit déjà de la présence de PEG, des composés synthétiques inoffensifs pour la peau et jouant notamment le rôle d’émulsifiant, mais polluants pour la planète.


Déjà, quand je regarde la liste INCI de la crème Wild Rose, j’ai peur. Quelle longueur ! Quelle complexité ! Avec l’expérience, je me rends compte que c’est rarement bon signe. Puis j’applique les conseils de Julien Kaibeck (lisez vite son livre sur la Slow Cosmétique, très instructif !), et je regarde les cinq premiers ingrédients (ceux qui représentent à eux seuls le plus gros pourcentage de la formule) : de l’eau (normal), de la glycérine (hydratante), du dicaprylyl ether (une huile estérifiée qui sert seulement de support – mais bien notée sur le site www.laveritesurlescosmetiques.com), du dicaprylyl carbonate (idem) et de l’alcool dénaturé (bof bof). Rien d’extravagant mais mis à part la glycérine, le reste n’est pas franchement intéressant pour la peau.

Et plus loin, ça se gâte. Entre autres ingrédients pas naturels du tout, on trouve :
-          les Acrylates/C10-30 Alkyl Acrylate Crosspolymer : chimiques et à la note écologique désastreuse
-          le Butylphenyl Methylpropional : une substance odoriférante chimique et allergisante pour créer ce merveilleux parfum de rose 
-          le Carbomer : un gélifiant à la note écologique désastreuse itou
-          l’ Hydroxyisohexyl 3-Cyclohexene Carboxaldehyde : aux mêmes propriétés que le butylphenyl cité plus haut.

Donc si je résume : une grande proportion d’ingrédients qui, glycérine mise à part, n’ont pas beaucoup d’intérêt pour la peau, une multiplication d’extraits végétaux naturels dosés à des pourcentages infimes, et par-ci par-là, des ingrédients douteux pour un produit et une marque qui se veulent naturels.


Faut-il l’acheter ?

En ce qui me concerne, c’est un grand « NON ». Non seulement cette crème n’est pas aussi naturelle que Korres veut bien nous le faire croire, mais en plus, elle ne convient pas du tout à ma peau sensible qui réagit mal à l’application. Pire : elle luit ! Enfin, je trouve son prix prohibitif compte tenu du peu de qualité de la formulation, les ingrédients naturels étant ici réduits à peu de choses. Le seul atout que je vais amèrement regretter, c’est son parfum enivrant. Je vais garder le pot comme une relique et renifler son doux parfum quand je serai en manque. Mais c’est tout.


Packaging : 05/05
Efficacité : 00/05
Parfum : 05/05
Prix : 01/05

Où se la procurer : 34 euros les 40 ml sur le site de la marque.


A vous les studios ! Etes-vous une adepte de la marque ? Avez-vous eu la même mésaventure avec cette crème ? 

lundi 14 septembre 2015

Naturé moi : une gamme bio ?

Salut les Bridget !

Une nouvelle expression est apparue depuis plusieurs années, pour désigner la capacité à faire passer un produit conventionnel pour un produit vertueux sur le plan écologique : le greenwashing. Cela peut concerner une crème pour le visage, une lessive, une voiture, bref, plein de domaines. On verdit, on recouvre le produit d’une belle peinture verte, alors qu’il n’est pas si ami que ça avec Dame Nature. Dans cette jungle où la consommatrice se perd, un des seuls repères à sa disposition sont les labels bio. Pourtant, certains cosmétiques qui n’ont pas de certification écologique (comme la crème lactée Denovo) ont une excellente composition.


Alors lorsque mes yeux ont été attirés par les packagings au visuel sympathique de la nouvelle marque Naturé moi, je me suis précipitée sur eux afin de les embarquer dans mon caddie. Et puis je me suis dit que ce ne serait pas mal de jeter un œil averti innocent sur la formulation. Au cas où.

De l’importance du packaging

Nos produits pour la douche
(source : www.nature-moi.com)

Souvenez-vous de vos cours de français du lycée, quand vous avez abordé la notion de connotation ! Si si ! La connotation, c’est la capacité d’un mot à nous évoquer des images, des sensations, voire des sentiments. Par exemple, le rouge peut nous évoquer le sang, l’amour, la rage… Certaines connotations sont très personnelles et subjectives, d’autres sont partagées par l’ensemble de la société.

Alors quand on vous demande à quoi vous fait penser la nature et l’écologie, il y a fort à parier que le vert, les feuilles, les fleurs, les paysages, le bien-être, l’air pur, les oiseaux… soient des images qui reviennent régulièrement. Beaucoup de marques en usent (des marques bio comme Lavera par exemple) ou en abusent, et il est récurrent de trouver sur les flacons et les pots une fleur ou un fruit grand format, présenté comme l’actif phare, le tout dans des teintes rappelant de près la nature.

Regardons à présent ce qu’il en est des produits Naturé moi. Fabriqués par les laboratoires Biopha, la marque nous propose pas moins de neuf gels douches dans des flacons somme toute rigolos. On a rajouté des bras au fruit ou à la plante star du gel douche pour en faire un personnage attachant, les senteurs proposées vont du classique (abricot) aux plus gourmandes (caramel). Sur le logo de la marque, l’accent aigü est symbolisé par une feuille ; la mention « 96% d’origine naturelle » apparaît sur tous les flacons ; enfin, l’origine française des actifs star est mise en valeur, de même que leur production bio. Pas de sulfates, pas de parabens, et non testés sur les animaux.

Même concept pour les cinq shampoings, après-shampoings et deux masques capillaires de la marque.

Honnêtement, qui ne se laisserait pas séduire ?

L’exemple du gel douche à l’extrait de caramel de Bretagne bio

(source : www.nature-moi.com)
Ah la la ! Quel plaisir que de se tartiner le corps de caramel ! Sauf que celui-ci n’est pas difficile à rincer, et qu’il ne se mange pas ! Les industriels ne manquent pas d’idées pour faire rêver les filles (et les garçons), ce sont des séducteurs aguerris. Honnêtement, quand je regarde le flacon, je me dis que la composition est top ! Mais quand je le retourne et que je passe la formulation à la loupe, voilà ce que je retrouve :



Cliquez pour agrandir !

Et là, si je ne m’y connais pas un peu, je me laisse tromper. Au début, de l’eau, de la glycérine pour hydrater, des tensio-actifs doux pour nettoyer et mousser. Tout va bien. Et puis le parfum arrive haut dans la liste, en 5e position : la senteur caramel est-elle issue des accents naturels de vanille, ou bien s’agit-il d’une fragrance chimique ? En l’absence de label bio, il y a de fortes chances qu’il s’agisse de la seconde option. Et après, des ingrédients dosés en un pourcentage certes très faible, mais tout de même : un quats (je n’en vois pas l’intérêt dans un gel douche), un agent de chélation qui, si j’ai bien compris, permet de stabiliser la formule (voir ici pour plus d’infos). Pas très verts, d’après le site www.laveritesurlescosmetiques.com.

L’exemple du shampoing purifiant à l’extrait de thym bio et de citron bio de Provence

(source : www.nature-moi.com)


Là aussi, on met en avant des produits naturels issus de l’agriculture biologique, mais ne vous y trompez pas : le shampoing n’est porteur d’aucun label bio ! D’ailleurs, sa composition est assez similaire à celle du gel douche ci-dessus, ce qui est commun en cosmétique ; sauf qu’on y a ajouté de l’argile blanche (« kaolin », très bon ingrédient) et des acrylates copolymer qui étouffent le cheveu et sont polluants pour l’environnement. Notons que le quats a disparu de la formulation, contrairement à l’agent de chélation. Encore une fois, la formulation n’est pas clean clean.

L’exemple de l’après-shampoing nourrissant à l’extrait d’abricot bio du Roussillon et d’huile d’argan bio

(source : www.nature-moi.com)


Je vous la fais courte : le début, c’est bien, et puis le parfum (naturel ou chimique ?) en 5e position laisse présager de moins bonnes réjouissances. On retrouve juste avant le distearoylethyl dimonium chloride qui est un quats, de même que le cetrimonium chloride qui a la même fonction.

Pour info, les quats sont les ingrédients qui remplacent les silicones. Selon leur catégorie, certains sont plus polluants et occlusifs que les autres. D’après le site www.laveritesurlescosmetiques.com et la note qu’il attribue à ces deux ingrédients, on comprend que leur présence nuit au côté écologique de la formulation.

Pour conclure

Est-ce à dire que les produits Naturé moi ne sont pas bons ? Loin de moi l’idée d’affirmer cela, car je ne les ai tout simplement pas testés ! Sans doute sont-ils agréables à utiliser, et qu’ils remplissent très bien leur office. Ce qui me gêne, c’est la volonté commerciale de faire passer pour bio un produit qui ne l’est pas : mention « bio » sur le devant, feuille, et à l’arrière, des conseils pour être encore plus écolo ! Bien sûr, le shampoing purifiant de cette marque sera beaucoup moins cracra qu’un L’Oréal ou un Fructis, dans lesquels on retrouvera beaucoup de prétrochimie. Cela peut être une alternative intéressante à un cosmétique conventionnel. Mais contrairement à ce que l’on veut faire croire à la cliente pressée et peu informée, la marque Naturé moi n’est pas bio.

Enfin, si cela n’est pas déjà fait, je ne saurais que trop vous recommander de visionner l’excellent documentaire de France 5 au sujet des gels douches et de leurs petits secrets : « Gels douches : peaux sensibles, s’abstenir ! ».

Où se les procurer : grosso modo de 3 à 5.50 euros le produit dans les GMS.

A vous les studios ! Avez-vous testé les produits Naturé moi ? Qu’en avez-vous pensé ?

jeudi 10 septembre 2015

Le gel hygiène intime de Melvita

Hallo les Bridget !

Mon passage au bio se faisant de manière progressive, je me suis jetée dans l’aventure du gel nettoyant intime bio. Une trahison aux préconisations de ma gynécologue qui ne jure que par le Saforelle. Ce produit me convenait bien, d’autant plus que je suis sujette à la sécheresse et aux irritations (quand je vous dis que mon corps concentre un maximum de tares !), mais dont la composition n’était pas 100% clean. J’attire d’ailleurs votre attention sur ceux que l’on peut trouver en grandes surfaces, et notamment de marque distributeur : j’ai découvert dans la composition de certains d’entre eux la présence du très irritant/allergisant methylisothiazolinone (un conservateur que l’on a sorti d’outre-tombe pour remplacer les parabens). Pour un produit que l’on rince, certes, mais que l’on applique directement sur les muqueuses… HUM !


Les promesses du produit

Frais et délicatement parfumé, ce soin intime assure une parfaite hygiène quotidienne en préservant la sensibilité des muqueuses et l’équilibre de la flore.

Réalisé à l’aide d’une base végétale moussante très douce, il marie les vertus purifiantes du cranberry et de l’acide lactique de sucres à l’action adoucissante et protectrice de l’hibiscus et de la mauve

Test mené sous contrôle gynécologique :
Formulé sans savon et très bien toléré, ce gel d'hygiène intime bio a été testé sous contrôle gynécologique par un laboratoire indépendant sur 21 volontaires. Il a été apprécié pour ses caractéristiques organoleptiques (texture et aspect agréables, mousse suffisante et rinçage facile), pour son efficacité (sensation de fraîcheur, de douceur, de confort, de propreté et de protection) et pour sa tolérance.

C’est ce que nous allons vérifier !

Quid de la compo ?

Je ne la passerai pas entièrement à la loupe ; étant certifié bio, il est impossible de se retrouver avec un ingrédient bizarre dans le produit. Mais elle est en soi intéressante grâce à la présence :
-          de cranberry, une baie réputée pour son action antibactérienne sur notre flore et la prévention des cystites.  
-          d’extrait de mauve des bois et d’hibiscus, pour leur action hydratante, apaisante et adoucissante.


La texture gel ne poisse pas...

C’est d’ailleurs un produit plébiscité par les clientes de la marque. J’aurais souhaité qu’il n’y ait aucune trace d’huiles essentielles afin d’éviter au maximum les risques d’irritation, mais apparemment l’HE de géranium se retrouve dans la grande majorité des gels nettoyants intimes. Ici, les HE ont été utilisées pour parfumer le produit de Melvita. 99.74 % des ingrédients sont d’origine naturelle, et 10.11% sont issus de l’agriculture biologique. Pas mal !

Quid du résultat ?

Après usage quotidien depuis plusieurs semaines à présent, le résultat est contrasté :
-          les caractéristiques organoleptiques (oui, moi aussi j’utilise du vocabulaire technique pour faire savant !) sont effectivement appréciables ; le produit mousse bien et le rinçage s’effectue sans problème. De plus, le parfum est discret et agréable.
-          l’efficacité : on se sent parfaitement propre en utilisant ce gel nettoyant.  
-          la tolérance : c’est le point qui pèche pour moi. C’est une zone chez moi extrêmement sensible et fragile… Et malheureusement, depuis que j’utilise le gel intime de Melvita, je me retrouve confrontée à quelques irritations localisées. Très peu, mais suffisamment pénibles pour se rappeler à mon bon souvenir de temps à autre. Est-ce dû à la présence d’huiles essentielles ou de sel dans la composition ? Ou bien à un temps d’adaptation de mon corps particulièrement long ? J’ignore hélas la réponse…

... et mousse facilement
C’est une vraie déchirure parce que je fondais pas mal d’espoirs dans ce produit, pour remplacer mon Saforelle pas bio du tout. Mais après un temps d’utilisation suffisamment long pour me faire une opinion, je ne peux que constater que ce gel hygiène intime ne me convient pas. Je compte tester au moins une autre marque, peut-être que je réagirai de la même manière et que je ne pourrai imputer ce petit désagrément qu’à mon extrême sensibilité. Car encore une fois, je le répète : c’est un best seller que les clientes semblent apprécier. Dommage pour moi !

Packaging : 05/05
Efficacité : 02/05
Parfum : 05/05
Prix : 05/05

Où se la procurer : 11.80 euros les 225 ml sur le site de la marque, 11.85 euros sur le site mademoisellebio et en vente dans vos magasins spécialisés !


A vous les studios ! Avez-vous testé ce gel hygiène intime de Melvita ? Avez-vous rencontré le même genre de soucis que moi ?

samedi 5 septembre 2015

Ma Boîte à Beauté - L'élégante (spoiler)

Hello les Bridget !

Enfin reçue, la dernière Boîte à Beauté que j’avais quelque peu boudée à cause du rétropédalage de l’entreprise dans le fait de pouvoir connaître à l’avance son contenu ! Les commentaires des clientes l’ayant obtenue avant moi m’ont fait un peu peur au départ… Voyons rapidement ce que contient le pochon de l’Elégante !





Huile de beauté KOS « Jardin des songes » (75 ml, 35 euros)
J’aime bien ces huiles multi-fonctions ! A appliquer sur le corps et les cheveux pour leur action nourrissante. La marque KOS est en général appréciée des utilisatrices, je suis contente de la retrouver dans ce pochon. Et son odeur : divine !

Shampoing solide Secrets de Provence « cheveux normaux» (5 euros)
Une belle découverte bio pour moi qui n’aie jamais testé ce type de produit ! J’ai un doute quant au nombre d’utilisations (40 à 50 lavages, ça me semble beaucoup), donc à voir à l’usage.


Rouge à lèvres Annecy Cosmetics « Rose Tournette » (4 g, 12.90 euros)
J’avais déjà reçu un rouge de cette marque dans une précédente boîte, mais dans une teinte très foncée qui ne correspond pas à ma carnation… Je crois que j’ai eu de la chance de recevoir cette teinte rose, qui me convient bien mieux, et ne fait pas redite avec un autre produit de l’Elégante… Certifié bio également.

Vernis à ongles rouge De Bruyère (12 ml, 12 euros)
Un joli rouge, certes classique, mais qui entrera volontiers dans ma vernithèque qui en était dépourvue. Je ne connais pas du tout la marque, qui est apparemment la société qui a conçu les produits de maquillage Lollipops.


Gloss rouge MC (12 ml, 13.90 euros)
Inconnu au bataillon. Je ne raffole pas des gloss, mais ce n’est que mon avis personnel. En revanche, je trouve dommage d’avoir inséré rouge à lèvres rouge + gloss rouge dans cette box. Trop de rouge tue le rouge, d’autant plus que c’est une teinte que toutes les femmes n’assument pas. Et là où je ne suis vraiment, mais vraiment pas d’accord, c’est qu’il est tout simplement impossible de lire la liste des ingrédients sur l’étiquette de ce gloss, même avec des lunettes à infrarouges. Pour vous dire à quel point la compo doit être dégueulasse. Inadmissible.

Blush Angèle Paris (12 ml, 17.90 euros)
Je l’ai reçu en un seul morceau, j’ai de la chance ! Cela n’a pas été le cas de tout le monde, apparemment… La couleur est plutôt jolie, un pêche très soutenu, donc je pense qu’il faudra avoir la main légère à l’usage. Marque inconnue au bataillon, mais quand on retourne le boitier (gigantesque, il va me falloir 15 ans pour terminer ce produit), on se rend compte, outre sa composition conventionnelle, qu’il est distribué par l’entreprise De Bruyère, la même marque que le vernis à ongles… et probablement que le gloss.

Eponge Konjac Lady Green au citron (7.95 euros)
Chouette chouette ! J’en avais justement besoin d’une ! J’ai un doute quant à l’intérêt du citron qui doit rapidement être évacué de l’éponge en la rinçant… Mais chouette quand même !

Masque visage mono-dose L’Action « à l’huile de riz » (12 g, 2.20 euros)
Une marque que je ne connaissais pas. J’aime bien l’idée du masque à usage unique. Moins la composition pétrochimique… mais ce n’est que mon parti-pris !


Crème pour les mains Argandia à la fleur d’oranger (30 ml, 6.95 euros)
J’avais adoré leur soin contour des yeux, découvert dans une Boîte à Beauté d’ailleurs. Le meilleur que j’ai trouvé ! Alors je suis très contente de recevoir cette petite crème pour les mains certifiée bio qui ira directement dans mon sac à main ! Celles qui aiment la fleur d’oranger seront servies !

Voilà pour les présentations ! Au total, trois produits bio sur les neuf (le shampoing, le rouge à lèvres, la crème pour les mains), deux produits naturels (l’huile et l’éponge), ce n’est pas mal. Le parti-pris du maquillage est toujours risqué dans une box à cause notamment des couleurs ; pourtant, il suffirait de choisir des teintes plus fraîches et/ou neutres pour décevoir moins de monde. Des soucis de conditionnement (pour le blush et l’huile apparemment) auxquels j’ai échappé, ouf ! Bilan plutôt positif, il n’y a vraiment que le gloss que je ne pense pas utiliser.

Enfin, je trouve dommage que la collaboration avec Carla Cartagena, chargée du design des cartes, ait pris fin. Je lui souhaite bonne route dans sa carrière professionnelle !


A vous les studios ! Et vous, que pensez-vous de cette boîte l’Elégante ? En êtes-vous satisfaites ?

jeudi 3 septembre 2015

Mascara 3 en 1 Une : plutôt deux fois qu’une !

Hej les Bridget !

Le mascara longue tenue d’Avril ne tenant pas longuement sur moi (et c’est bien dommage, car il me faisait des cils de poupée) et ayant été déçue par celui de SLA, cela a été l’occasion de tester une marque dont j’ai entendu beaucoup de bien pour ses produits teint notamment : Une. Seize produits sur les vingt-deux proposés par la marque sont certifiés Ecocert, dont le mascara que je vais vous présenter aujourd’hui !


Mon astuce pour poser le mascara

J’en profite avant tout pour vous donner une petite astuce dans la pose du mascara, lue dans l’antique (mais tellement génialissime) magazine Girls ! (ça ne nous rajeunit pas, hein ???). Cette astuce permet notamment d’éviter les débordements. Pour cela, il faut vous munir d’un petit miroir de poche. Et plutôt que de le brandir en face de vous, il faut que vous le placiez en-dessous, au niveau de votre menton, de sorte que vous puissiez voir vos yeux (et vos narines) par le bas. Appliquez ensuite le mascara en déplaçant la brosse en zig-zag pour bien enrober vos cils. Avec cette technique, pas de risque de dérapage (à moins que vous n’ayez eu la main un peu leste sur le Mojito, auquel cas allez vous coucher pour ne pas vous crever un œil !).

Le mascara 3 en 1

Je suis comme pas mal de gens, je veux tout et plus encore… Mes cils étant clairs sur le bout (donc impression qu’ils sont courts) et pas aussi fournis que ceux des poupées de porcelaine, mon choix s’est porté sur un outil qui permettrait de résoudre tous ces problèmes, la caution bio en plus. Le mascara 3 en 1 de Une allonge, recourbe et apporte du volume. La totale donc. Vérifions tout ça !


Niveau longueur : je valide ! Mes cils sont bien teints jusqu’au bout et sont visiblement allongés.
Niveau courbure : nickel là aussi. Je valide.
Niveau volume : bon là, je suis moins satisfaite. Le volume n’est vraiment pas flagrant et je n’ai pas l’impression que mes cils aient gagné en épaisseur. J’ai de bien meilleurs résultats avec le mascara d’Avril.

sans mascara
avec mascara
La tenue est irréprochable tout au long de la journée ; pas de coulure ni d’effritements, un vrai bonheur ! Pas d'irritations non plus. Quant au démaquillage (à l'huile ou avec une eau micellaire), il ne pose aucun problème à être ôté

Faut-il l’acheter ?

Ce mascara n’est pas mal du tout, mais je n’ai pas encore trouvé celui qui fera chavirer mes yeux de biche… Meilleur que celui de SLA mais moins satisfaisant que celui d’Avril niveau volume, il est honorablement placé sur la 2ème marche de mon podium.


Packaging : 05/05
Pigmentation : 05/05
Etoffement/allongement : 03/05
Tenue : 05/05
Prix : 04/05

Où se le procurer : vous le trouverez en deux teintes au prix de 18.50 euros sur le site mademoisellebio et dans vos parfumeries de proximité.

A vous les studios ! Que pensez-vous de la marque Une ? Avez-vous trouvé votre mascara idéal ?